Mon jardin atypique… et gourmand PDF Imprimer Envoyer

Il est où, ton jardin ?

Pendant plusieurs années, je répondais à cette question en disant que « mon » jardin, c'est la nature sauvage que je traverse au cours de mes balades et dont la générosité est infinie. C'est le paradis, le Jardin d'Eden, le jardin des voluptés...

Paradis perdu ?

Ah ! Le paradis ! Mais au fait, c'est quoi, le paradis ?
Ce jardin où l'homme est né, où il aurait pu vivre comblé, peut-être immortel, ce jardin primordial se trouve dans toutes les mythologies, c'est le lieu d'abondance où l'homme possède tout ce qu'il désire, sans avoir besoin de l'obtenir par son travail, où, en somme, il ne fait qu'un avec son milieu qu'il n'a même pas besoin de modifier.

Paradis retrouvé ?

Aurions-nous été chassés du Paradis ! Et si c'était nous qui étions devenus aveugles au Paradis dans lequel nous serions toujours ? Alors, tentons l'expérience ! Ouvrir vraiment les yeux, c'est à dire changer de regard, changer de point de vue : abandonner notre esprit de jugement qui décide de ce qui est beau ou non, accepter la vie telle qu'elle est, s'émerveiller de la nature qui nous entoure.
Je vous propose de multiples occasions de partir à la recherche de ce « Paradis »

Présentation de mon jardin

Il comporte plusieurs parties :
Un petit verger avec 8 arbres fruitiers
Une ancienne pelouse de trente ans d'âge. Pas de tondeuse, j'ai laissé les plantes pousser à leur guise pour découvrir qu'au fil du temps la nature sauvage avait repris ses droits. C'est ainsi que j'ai pu identifier plus de soixante plantes sauvages comestibles sur une surface de deux ares !
Une pelouse fleurie semée sur 150 m2
La tondeuse se limite simplement à dessiner un chemin au milieu des hautes herbes afin de pouvoir mieux les observer.
Enfin, il y a un petit coin potager, histoire de présenter des techniques privilégiant l'autofertilité du sol et la réduction des interventions du jardinier. Il est ainsi possible d'y découvrir :

  • BRF (bois raméal fragmenté),
  • permaculture sans labour,
  • utilisation de diverses couvertures végétales (mulch),
  • rotations,
  • potager en carré,
  • compost selon diverses techniques,
  • plantes compagnes,
  • refuges pour insectes,
  • traitements à base d'orties, consoude, tanaisie, fougères, absinthe, etc.

Cette organisation illustre les « quatre espaces nature » inspirés de Gilles Clément

  • Jardin sauvage
  • Jardin en mouvement
  • Potager en agroécologie
  • Espace occupé par l'homme et ses installations
  • Jardin des quatre bonheurs aussi, car ouvert durant les quatre saisons
  • Bonheur de préparer son jardin
  • Bonheur de l'admirer
  • Bonheur de récolter et d'utiliser les plantes sauvages et cultivées
  • Bonheur du repos, de la maturation et de la préparation de nouveaux printemps
Tout cela au service des diverses activités du lieu : visites guidées ou libres, ateliers, stages, repas, produits, animations diverses...

Soldats protecteurs du saule