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Magie verte
Un avant-goût de Paradis
retrouvé ? Dans le monde d'aujourd'hui coupé de ses racines naturelles, il
y a peut-être une voie de réconciliation, de retrouvailles. La découverte des
plantes sauvages peut induire un regard neuf, celui de l'enfant émerveillé. Tout
d'abord grâce à des préparations culinaires retrouvées. Pour aller plus loin,
prêtons attention à d'anciennes pratiques souvent qualifiées de superstitions,
mais qui sont l'expression d'une connaissance intuitive de l'univers et des
connexions existant entre tous ses composants. Dans cet esprit
découvrez les amulettes de protection, les élixirs floraux, les oreillers de
rêve, les confits de vin aux herbes magiques de la St Jean, les préparations en
relation avec les 4 éléments ou les états d'âme. Cela marche-t-il, me
demande-t-on ? J'ai mis tout mon cœur et mon attention à les réaliser. Après,
cela dépend de vous… Il suffit peut-être d'y croire ! De la superstition ?
A chacun de voir. Mais qui n'attache pas une réelle importance à la découverte
d'un trèfle à 4 feuilles ou à une bise sous le gui à la nouvelle année
? De la magie
direz-vous ? Ni la noire ni la blanche. Découvrez ici la magie verte, celle qui
devrait nous redevenir familière, comme à ces personnes qui parlent à leurs
plantes et dont on dit qu'elles ont les mains vertes.
Pour mieux connaître les plantes, voici quelques repères
! Acacia. Fleurs parfumées et blanches, régal des
abeilles. Ail des ours. Ail sauvage à la saveur délicate, avec une note
sucrée, agréablement piquante. En général bien toléré par les personnes qui ne
supportent pas l'ail. Pourquoi ce nom ? Dans les temps reculés, les ours se
réveillant à la fin de l'hiver avaient besoin d'une nourriture vivifiante pour
se refaire une santé : ils mangeaient les feuilles de cet ail sauvage disponible
dès février/mars. Nous pouvons aussi soigner notre vitalité en faisant notre
cure, toute l'année. Alliaire. L'odeur d'ail disparaît après la cueillette,
mais non ses propriétés dépuratives. Camomille
matricaire. Arôme très
agréable rappelant l'ananas et le citron. Les Egyptiens l'avaient dédiée au
soleil en raison de son efficacité contre les fièvres. Coquelicot. Jusqu'au
16° siècle, on l'appela " coquerico ", en raison de la couleur de la crête du
coq. Soigne la coqueluche ! mais aussi les rhumes, fièvres, asthme…Ses
propriétés adoucissantes justifient le terme de " sirop de Morphée
". Mélilot.
Parfum prononcé, suave, rappelant la vanille ; parfum proche de
l'aspérule. Conseillé contre les douleurs rhumatismales. Les Anciens lui
attribuaient le pouvoir de calmer les fureurs de l'ivresse. Les sorciers du
Moyen Age l'incorporaient à leurs philtres. Origan-marjolaine. Les sommités
fleuries sont agréablement parfumées ; elles sont parfois utilisées comme
aromates pour les pizzas. Elle est considérée comme antiseptique, stomachique et
soigne les affections de l'estomac. Pervenche. Recommandée en cas d'anémie.
On l'incorporait dans les philtres d'amour. Reine des
prés. Parfum lourd et
enivrant de salicylate de méthyle à l'action salutaire : antidote de l'acide
urique et de l'acide oxalique. Aspirine naturelle pour les affections
fébriles. Sureau. Diurétique et dépuratif, vanté par l'abbé Kneipp. Saveur
capiteuse de muscat. Tanaisie. Elle appartient à la même famille que
l'absinthe ; elle présente une forte odeur aromatique. Action tonique et
stimulante. Tilleul. Son parfum suave ne
se retrouve jamais dans les infusions ; il est ici capté dans les gelées
obtenues après macération. Dédié à Vénus, le tilleul est utilisé depuis toujours
en médecine et en sorcellerie. Propriétés calmantes, rafraîchissantes et
antispasmodiques.
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