Quelques réflexions sur l'importance décisive de la Culture Générale et de la place faite aux Humanités pour asseoir solidement une nouvelle société.

Confrontation ancien-nouveau

Y a-t-il une place pour l’ancien dans la construction d’un nouveau monde ?

Il y a la stratégie de la « table rase » fantasme révolutionnaire toujours présent bien qu’ayant montré ses limites, voire ses méfaits, au fil de l’histoire.

L’ancien, s’il n’est pas un cadre figé mais une base à partir de laquelle construire en tirant profit des expériences du passé devient un atout.

Voir article sur cette thématique importante permettant aussi d’apporter un regard constructif sur les religions

L’ancien évoqué ici s’adresse plus particulièrement à notre histoire, aux civilisations dont nous sommes issus, ce passé qui nous a formaté en bonne partie et que nous pouvons mettre à profit pour écrire une nouvelle page de notre histoire. Telle est la portée de cette référence à la découverte de nos « Humanités » et de notre histoire.

A propos d’Humanités

De nombreuses Universités intègrent désormais des cursus « Humanités » dans leur programme : licence ou mastère

Voici la présentation exemplaire faire par l’Université de Lorraine

La licence Humanités, c’est :

• La possibilité d’acquérir une solide formation intellectuelle, ancrée dans une culture générale approfondie et diversifiée, fondée sur des études en histoire, lettres, histoire des arts, philosophie, théologie, psychologie, sociologie et anthropologie, et sur une approche des grandes questions et des enjeux de la société contemporaine
• Une initiation au maniement des outils et de techniques liés aux différentes disciplines
• Un développement des capacités à raisonner et à argumenter
• Des poursuites d’études variées, en lien avec sa pluridisciplinarité, avec la possibilité de se réorienter au terme de chaque année de la Licence vers l'une des disciplines enseignées (à l'exception de la psychologie).
• La possibilité pour tout étudiant titulaire de la Licence Humanités d'avoir accès de droit à tous les Masters des disciplines enseignées (à l'exception de la psychologie)
• De la pré-professionnalisation, avec un stage obligatoire (en L3) conçu comme une activité intégratrice mobilisant les compétences acquises
• Un accompagnement de l’étudiant, tout au long de ses études dans la construction de son projet d’études et de son projet professionnel

Culture générale

Opposé au cloisonnement des savoirs, Edgar Morin défend l'idée d'une culture qui relie nos connaissances éparses.

La culture générale est ce qui, à partir des écrits, des arts, de la pensée, aide à s'orienter dans la vie et à affronter les problèmes de sa propre vie. La lecture de Montaigne, La Bruyère, Pascal, Diderot ou Rousseau nourrit notre esprit pour nous aider à résoudre nos problèmes de vie.

Autrement dit, c'est vital. Non seulement on ne peut pas s'en passer mais il faut aussi la régénérer parce qu'elle est elle-même victime du mal principal qui frappe les connaissances, c'est-à-dire la compartimentation et la fermeture. Si, comme on l'a toujours fait, on veut réfléchir sur l'être humain, la nature, la réalité et l'univers, on a besoin d'incorporer les acquis qui viennent des sciences. Je crois qu'il faut régénérer la culture générale parce que chacun a besoin, pour savoir ce qu'il est en tant qu'être humain, de se référer à sa situation dans le monde.

De plus, la culture ne peut pas se réduire aux savoirs transmis par le langage. La musique, par exemple, nous transmet des messages affectifs que nous traduisons très mal en mots. Mais il y a une pensée derrière la musique. Il y a une pensée derrière les œuvres de Beethoven. Il y a aussi une pensée derrière Rembrandt et Michel-Ange. Quant à la poésie, elle emploie les mots non pas dans un sens de dénotation instrumentale mais dans un sens d'évocation que le langage dénotatif ne peut pas dire. La culture inclut tous les arts.

Culture générale actualisée

Le latin et le grec des « humanités » classiques, d’une part, poètes, musiciens, écrivains évoqués habituellement par la référence à la « culture générale » d’autre part, ne doivent pas nous faire oublier la mise à jour de cette dernière avec tout ce qui caractérise notre époque.

Les décideurs n’ayant pas le temps de s’investir de manière significative dans ces deux domaines pourront commencer par la partie la plus récente de notre héritage, celui en cours d’écriture, celui immédiatement opérationnel dans leur quotidien d’entreprise, d’association ou de vie personnelle.

Cela concerne en particulier les thèmes suivants

  • Environnement économico-politique
  • Enjeux sociétaux et éclairages sur la transition
  • Avancées scientifiques
  • Nouveaux outils conceptuels
  • Expériences alternatives
  • Nouveaux éclairages sur le développement personnel et les soft skills
  • Nouvelles perspectives éco-psychologiques et éco-spirituelles, etc

Nos stages présentent un triple intérêt

  • Sans passer par une formation lourde de deux ou trois ans, pouvoir disposer des bases essentielles pour gérer son quotidien et commencer à oser imaginer des scénarios pour l’avenir
  • Venir en complément des « Humanités » et « Culture générale » dispensées
  • Donner envie aux personnes suivant nos formations d’approfondir en suivant d’autres cursus plus « classiques »

Le point sur la situation

Les enseignements tirés de l’enquête menée sur la place de la culture générale et des humanités dans les nouvelles démarches pédagogiques déjà en place (Universités par exemple) et dans celles qui sont en gestation pour faire face aux changements à l’œuvre dans notre société, se résument comme suit :

Un double constat

  • Place grandissante faite à la culture générale et aux humanités comme outils indispensables pour faire face à l’avenir
  • Un enseignement de ces matières ne tenant guère compte de leur actualité foisonnante

Des modes de fonctionnement qui évoluent

  • Qualités humaines, approche systémique, holistique marquant une rupture par rapport à l’éclairage réductionniste des siècles passés. Le besoin de disposer d’une vue d’ensemble sur les mécanismes à l’œuvre

Les besoins nouveaux qui en découlent

  • Recrutement de salariés
  • Stratégies de diversification, d’aménagement de gouvernance, communication…

L’offre originale de l’École Buissonnière

Elle s’articule de manière schématique dans trois directions

1. Recettes et savoir-faire mis en perspective avec la transition : exemple de la « transition alimentaire »
2. Choix de vie professionnelle et/ou professionnelle
3. Formations spécifiques dédiées à la « Culture Générale alternative » pour aborder les multiples questions découlant du contexte lié à la « transition » en vue de pouvoir faire les choix les plus pertinents.